La motivation

L’article anti- flemme

La semaine dernière, nous avons parlé des routines d’auteurs. De ce qu’ils font ou ne font pas pour écrire. Aujourd’hui, on continue dans cette lignée en parlant de motivation et surtout de démotivation. Ou comment faire pour écrire quand on souffre de flemmingite chronique ?

Commençons par le commencement.

À moins qu’écrire soit la chose qui vous permet de remplir votre frigo et payer le toit sur votre tête, l’écriture doit rester une source de joie, si elle devient une source de stress, c’est qu’il y a un problème.

On écrit parce qu’on aime écrire, pas parce qu’on le doit. Pour moi, c’est le point essentiel de cet article. Donc mon principal conseil est : si vous n’avez pas envie d’écrire, n’écrivez pas.

Oui je sais, ce n’est pas exactement le conseil que vous attendiez en commençant à lire cet article. Mais c’est ce que je pense. Si vous n’êtes pas motivé pour écrire, c’est peut-être parce que vous n’en avez pas envie. Tout simplement.

Pour que cet article serve à quelque chose, à partir de maintenant, on va partir du principe que vous avez envie d’écrire, mais que vous n’écrivez pas.

Et si on écrivait

La toute première chose à faire c’est d’identifier pourquoi vous n’écrivez pas. C’est comme chez le docteur, on cherche la cause avant de traiter le problème.

Est-ce que c’est un blocage ? Oui, fuyez de cet article et allez plutôt lire celui-ci.

Mon premier conseil , revoyez vos objectifs.

Il n’y a aucune loi qui dit  » tous les auteurs doivent se lancer dans des sagas de 10 tomes, où chaque tome fait 1000 pages. » Si vous vous fixez des objectifs simples comme écrire une nouvelle de 10 pages, vous allez effectivement pouvoir les atteindre. Il est préférable d’écrire une nouvelle par mois, que de se lancer dans un roman de 1000 pages qui ne sera jamais fini.

Donc, simplifions.

Les objectifs

Mon conseil numéro deux va être un peu dans la même veine. Fixez-vous des objectifs atteignables. Vous rentrez du boulot crevé, reposez-vous, n’écrivez pas. Mais prévoyez par exemple une grosse séance d’écriture le dimanche matin.

Vous n’avez pas envie de passer 4 heures à écrire. Pourquoi ne pas vous fixer 15 minutes d’écriture par jour.

Vous passez 1 heure dans les transports en commun, pourquoi ne pas en profiter pour écrire, au lieu de fixer les chaussures des gens. Vous avez une très longue pause déjeuner, un sandwich et on écrit. Trouver la solution qui vous convient et créer votre propre routine.

Mais soyez réaliste. Ne prévoyez pas d’écrire 4 heures tous les soirs, tous les jours, toutes les semaines. Avec des objectifs impossibles à atteindre, vous allez très vite vous démotivez. Alors qu’avec de petits objectifs simples et surtout atteignables, vous allez avoir l’impression de réussir et donc conserver votre motivation intacte.

Bon voilà, vous vous êtes fixé de bons objectifs, vous êtes prêts à écrire. Les premiers jours se passent à merveille. Et puis la vie s’en mêle, et patatra vous perdez le rythme.

Le coach

Je vais faire la pire comparaison du monde. (Oui, elle me fait très peur). L’écriture c’est comme le sport. Donc, disons que vous avez créé votre routine de sport. (Oh cette comparaison est horrible). Ce qu’il vous manque c’est un coach.

En écriture, ça peut être un journal d’écriture, un ami, un ennemi, trouver quelqu’un ou quelque chose qui vous permet de suivre vos progrès. Personnellement, j’utilise un énorme tableau Excel. Il est moche. Il ne sert franchement pas à grand-chose. Mais il est la petite voix dans ma tête qui dit «bon boulot aujourd’hui» ou «tu as fait n’importe quoi cette semaine, ressaisis-toi».

À vous de trouver votre coach personnel d’écriture.

Emotions- émotions

Donc normalement là vous êtes équipés pour une épique bataille face à la flemme. Sauf qu’il reste un élément important qu’on n’a pas pris en compte : les émotions.

Je ne vais pas me lancer dans une séance de psy, mais les émotions sont un élément important en matière d’écriture. Vous avez passé une journée vraiment pourrie, vous êtes super triste, vous êtes super énervé ou super content, bref y a du « super » dans vos émotions, évitez d’écrire.

Je sais cela va à l’encontre du conseil précédent. Mais vos émotions vont forcément passer dans votre texte. Si ce que vous ressentez n’est pas ce qui est bon pour l’histoire, faites une pause écriture. On va vivre sa vie. Et quand ça va mieux, on revient devant son clavier.

À bientôt sur l’encre, Amy

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