Les blocages

Les blocages

En tant qu’auteur j’adore les mots. Tous. Même ceux qui n’existent pas. Tous sauf celui-ci. Le blocage c’est le cauchemar de tout écrivain. Et même si on le redoute, il peut parfois avoir du bon.

Petit tour d’horizon des causes ainsi que de mes astuces.

Le conseil

Mon premier conseil, qui doit s’appliquer quelque soit la cause du blocage, qu’il est lieu avant, après, pendant, au milieu, à gauche, à droite :

ON NE STRESSE PAS

Je suis très sérieuse. De tous les conseils que vous trouverez sur cet article, celui-ci est le plus important. Si vous commencez à paniquer, votre léger blocage va vite se transformer en blocage aux dimensions intergalactiques. Donc on se relaxe. On prend un peu de recul. Ce n’est que de l’écriture. Ce n’est pas une question de vie ou de mort. Alors on relativise.

Maintenant que tout le monde est zen, il va falloir poser un diagnostic, car sans savoir le pourquoi, il va être difficile de trouver le comment.

Personnellement, je distingue deux grands types de blocages. Ceux qui interviennent avant et ceux qui arrivent durant l’écriture. Qu’on soit bien d’accord, quand je dis avant, je veux dire avant. Vous n’avez pas encore écrit un seul petit mot. Rien. Nada. Même pas votre nom. Rien du tout.

Maintenant que nous sommes d’accord sur le sens des mots, rentrons dans le vif du sujet.

Le avant

Je répète au cas où ce n’était pas clair la première fois. On ne stresse pas !

Ensuite, on détermine la cause. Pourquoi vous n’arrivez pas à écrire ? Qu’est-ce qui vous bloque ?

Vous avez l’envie d’écrire mais pas d’idées.

Oubliez l’option roman. Faites simple. Testez des nouvelles, des fan-fictions, de la poésie. Et pourquoi pas essayer un concours d’écriture, ou des micronouvelles sur Twitter. Il existe aussi des challenges littéraires. Ou vous pouvez décrire les passants dans la rue, improviser des conversations. Ou même encore vous pouvez revisiter des histoires connues.

Le but ici n’est pas de faire de la grande écriture. L’objectif est de s’habituer à écrire tout et n’importe quoi. De faire travailler son imagination. C’est l’étirement avant de se lancer dans un marathon. On habitue son cerveau à créer des histoires.

Vous avez trop d’idées

Listez vos idées. Voyez lesquels fonctionnent ensemble et regroupez-les. Écrivez un résumé pour chaque idée. Éliminez ceux qui ne fonctionne pas. Réfléchissez à celle qui vous inspire le plus.

L’objectif ici est de faire des choix. C’est cruel et difficile. Mais n’oubliez jamais qu’une idée n’est jamais perdue. Notez-la dans un joli cahier pour plus tard. (Attention, sur un cahier moche, ça ne fonctionne pas :))

Le n’importe quand

Le syndrome de la page blanche

Je ne vais pas vous faire une analyse psychologique. Déjà parce que je ne suis pas psy. Ensuite parce que ça serait difficile de faire une séance sans rien savoir de vous. Je vais donc rester dans les généralités générales.

Un auteur, qu’il ait écrit un livre ou cent, à toujours un sentiment de doute qui l’anime. J’ai l’habitude de dire que cela fait partie de la panoplie de l’écrivain. Le pompier a son camion. Le médecin a son stéthoscope. Et l’écrivain a ses doutes. C’est comme ça.

Il faut donc accepter que cela fasse partie de jeu. Vous voulez écrire, vous allez douter. Souvent.

Selon moi (et j’ai peut-être tort, ce ne serait pas la première fois), la différence entre un auteur qui finit son histoire et celui qui abandonne, c’est sa capacité a surmonté ces fameux doutes.

Le premier truc à faire et donc de relativiser. Même les plus grands auteurs ont des doutes. Même après avoir vendu des millions de livres. Je ne sais pas vous, mais moi, ça m’aide de me répéter ça.

Bon, le problème c’est qu’une fois qu’on a dit ça, on n’est pas plus avancé. Donc je vous conseille d’oublier tout. Et en particulier les lecteurs. Écrivez comme cela vous vient. Vous pourrez toujours le retravailler plus tard. C’est plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde, mais supprimez la pression et votre blocage en prendra un coup.

Ensuite, changez d’air. Vous écrivez sur un ordi, passez au stylo. Vous écrivez dans un endroit calme, allez faire un tour dehors. Bref bousculez les habitudes.

Et si ça ne fonctionne pas. Pourquoi ne pas carrément changer de projet. (Pour un temps)

Le pendant

Vous êtes en train d’écrire, tout se passe bien. Et là, bip, un blocage ! Pas cool n’est-ce pas ?

Etape 1, on se relaxe, on prend du recul. Etape 2, pourquoi ça bloque ?

Les incohérences

A mon avis (de non-experte), quand ça bloque en cours d’écriture c’est que quelque chose ne va pas (ou plus) dans l’histoire.

Avez-vous fait un plan ? Si oui, il serait peut-être nécessaire de le modifier.

Vous n’avez pas fait de plan ? Peut-être est-il temps d’en faire un.

Relisez ce que vous avez écrit. Réfléchissez à ce que vous allez écrire après. Si vous n’arrivez pas à mettre le doigt sur le problème, vous pouvez faire lire votre travail à quelqu’un de neutre qui pourra vous indiquer la direction à suivre.

La scène impossible à écrire

Votre récit n’a aucun problème, mais vous n’arrivez pas à écrire une scène précise. Pas de panique. Ma super astuce va vous sauver (enfin j’espère).

AvantPendantAprès


C’est tout bête. A gauche, notez ce qu’il s’est passé dans la scène précédente. A droite, ce qu’il va se passer dans la prochaine. Et au milieu, listez tout ce qu’il doit se passer dans la scène qui vous bloque.

J’avoue que j’adore cette astuce et que je l’utilise beaucoup. Et généralement, le blocage se débloque.

Et si, ça NE marche pas

Je vais donc vous parler de mon gros blocage pour Lux. Une superbe scène d’action. Vraiment, je la visualisais depuis le tout début. Avant même d’avoir écrit la première ligne. C’était ma scène clé. Et au moment de l’écrire. Impossible. J’ai tourné et retourné la scène dans tous les sens. Rien n’allait.

Et là vous vous demandez, mais comment a-t-elle fait.

Attention tenez vous bien.

J’ai supprimé la scène. Et oui. Solution radicale. Il s’avère que j’étais incapable de l’écrire. Je n’avais pas les bons mots, les bonnes tournures de phrases. Bref le problème ce n’était pas la scène, c’était moi.

Ce qui m’amène au point suivant. Parfois, une scène nous bloque, simplement parce qu’elle n’a pas lieu d’être. Ça arrive. Les personnages ont évoluées et la scène prévue ne fonctionne plus.

En matière d’écriture, il est souvent question de pincettes. Il faut ajouter des petites touches de couleurs, des petits mots, des petits sons. Mais de temps en temps, il faut sortir les ciseaux et de trancher dans le vif. Parfois le meilleur moyen de débloquer un blocage c’est de faire de grands choix. Et souvent c’est pour le mieux.

J’en ai probablement oublié. Mais il faut bien que cet article s’arrête à un moment donné. Donc si vous pensez à autre chose, ou si vous souhaitez partager vos astuces, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

A bientôt sur l’encre, Amy.

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