Ma méthode d’écriture 4

La mise en page

Un livre c’est bien sûr une histoire. Mais c’est surtout un objet. Même si on prétend le contraire, l’apparence ça compte. Essayez donc de lire un roman sans chapitre et sans paragraphe écrit à la main façon ordonnance et après on en reparle.

L’apparence ce n’est pas pour faire jolie. C’est fait pour faire lisible. C’est comme ça. Un livre on doit pouvoir le lire. C’est pas moi qui fais les règles. Et puisqu’on parle de règles, voyons un peu comment on peut rendre lisible ce livre.

Le rythme

Pour moi, le rythme du texte fait partie de la mise en page. C’est étrange, je sais. Peut-être qu’après quelques explications vous comprendrez mieux pourquoi.

Un texte c’est une histoire, mais c’est surtout une narration. Prenons l’exemple d’une blague. Ce qui fait la blague ce n’est pas ce qui est dit, c’est comment c’est dit. La pause, la cadence, tout ça font qu’une même blague peut-être très drôle ou complétement raté. Pourtant c’est la même histoire. Ce qui change c’est la façon de la dire. Une histoire, un roman c’est pareil.

Quand j’ai commencé à faire la mise en page de mon roman, mon premier réflexe a été d’attraper un livre. Il s’avère que je suis tombée sur ceux d’Harry Potter. Bon d’accord c’est pas vraiment une surprise, ils font partie des rares livres que j’ai en version papier. (Le manque de place, c’est terrible – merci pour l’invention du ebook.)

Donc Harry Potter. Euh la mise en page.

Oh surprise, la mise en page est horrible. Donc j’ai ouvert un autre livre (Slammed, de Colleen Hoover, si vous voulez tous savoir). Et là, oh catastrophe. Tout pareil.

J’ai découvert que je faisais une énorme erreur. Je mettais des paragraphes partout. Mais genre partout partout. Imaginez cet article sur 500 pages.

Ben voilà voilà. Paragraphe paragraphe. C’est là que je voulais en venir.

La longueur de mots, la longueur de phrases, la longueur des paragraphes, tout ça crée un rythme, une mélodie. Et comme pour tout, la clé est dans le dosage.

Revenons à nos petits paragraphes. Regardez dans un livre, vous verrez. Il n’y a qu’un gros bloc de texte immense.

Tout l’inverse de ce que je fais ici en gros.

Pourquoi font-ils ça ? Le prix voyons ! C’est simple, moins il y a de pages, plus le prix d’impression est bas. Et donc, on compactorise les paragraphes. Enfin on, moi je compactorise pas les paragraphes. Moi j’aime qu’en texte soit aéré. Parce que ça donne du rythme.

Ça amplifie une phrase !

Donc je vous donne ma petite astuce. Parce que je suis gentille. 🙂 Relisez votre texte à haute voix. Si ça sonne bien, tout va bien. Si ça ne vous plait pas, changez le tempo.

Les chapitres

Je pense (et j’ai peut-être tort) qu’en matière de chapitres, la régularité est importante.

A moins que votre histoire ne l’impose, veillez à ce que la taille de vos chapitres soit assez uniforme. Outre le fait que cela donne du rythme à l’histoire, cela permet au lecteur de se repérer. Bon après je dis, ça je dis rien, vous faites bien ce que vous voulez.

Ma petite astuce :

Regarder le nombre de pages des chapitres de roman que vous aimez. On considère qu’une page c’est 250 mots. Faites le calcule et vous aurez votre moyenne idéale.

Personnellement, je préfère avoir des chapitres courts mais nombreux. Pour moi, ça représente 1 500 mots.

Maintenant à vos calculettes.

Le texte

La mise en pages d’un livre dépend de beaucoup de facteurs. Trop de facteurs pour vous donner la notice explicative. Tout ce que je peux faire c’est vous dire ce que moi j’ai fait.

La taille du livre et les marges

Amazon propose plusieurs tailles de découpe. Pour faire mon choix, j’ai pris différentes feuilles de papier que j’ai coupé aux tailles proposées. J’ai choisi celle qui me plaisait le plus.

J’ai fait pareil pour les marges. Je vous conseille de commander un exemplaire non destiné à la vente. Vous pourrez vérifier que tout va comme vous voulez.

Attention, attention : si vous rajoutez des bas de page, même si c’est que des numéros de page, cela change les marges d’impressions. N’oubliez pas ça, parce que ça donne des choses bizarres, je parle d’expérience. 😉

La police.

Il existe 100 milliards de polices différentes. C’est super cool pour une carte d’anniversaire. Pas pour un livre. N’oubliez jamais que le but est qu’on puisse lire votre histoire. On s’en fout que la police soit jolie, il faut qu’elle soit lisible.

Mon conseil : imprimez un paragraphe en plusieurs fois avec différentes polices, et choisissez la plus agréable à lire.

La couverture

Ah la couverture ! Soyons honnête, si on achète un livre ou du moins si on s’y intéresse c’est parce que la couverture nous a tapé dans l’œil.

Qu’on ce le dise, à moindre d’être un génie de l’informatique, si vous voulez une couverture super trop la classe, il va falloir casser la tirelire. Au minimum pour acheter l’image, au maximum pour payer un illustrateur. Maintenant que ça s’est dit, passons au système D.

  • Il existe plusieurs sites d’image libre de droits (mon préféré étant pixabay). Petit conseil, assurez-vous que votre image gratuite n’est pas déjà utilisé sur 10 couvertures différentes.
  • Vous pouvez également prendre vous-même une photo.
  • Reste l’option « fait maison », celle que j’ai choisi. J’ai réfléchi à l’image que je voulais et aux couleurs. Puis avec le logiciel (gratuit) GIMP et beaucoup de tutos internet, j’ai construit ma couverture.

Plutôt pas mal pour du système D fait maison, hein ? 😉

Voilà maintenant vous savez l’essentiel de ce qu’il y a savoir sur la mise en page et sur mes méthodes de travail. Il ne me reste plus qu’à vous dire : à bientôt sur l’encre, Amy.


Info Scribouillard : Je vous ai mis sur l’espace abonné, le modèle de mon roman avec les marges, les pages de présentation, … J’ai aussi mis une fiche récapitulative des règles de mises en pages.

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