Publication

Cet article va être un peu différent des autres mots emmêlés. Aujourd’hui, au lieu de parler d’un sujet précis, je vais plutôt vous expliquer l’évolution de ma réflexion sur la publication.

L’édition, c’est pour ceux qui connaissent du monde

C’est un peu cliché, je vous l’accorde. Mais pendant très longtemps, j’ai pensé que l’édition était réservée à un groupe de personnes très spécifiques : ceux qui connaissent des éditeurs. J’avais peut-être tort ou peut-être pas, mais depuis ma petite campagne je croyais que seule l’élite parisienne avait le droit de voir son livre publié.

Ma folle idée

L’année dernière, j’ai eu une idée complétement encensée. Et si j’écrivais une histoire. Moi qui ai une idée folle par jour minimum, je me suis dit que comme les précédentes, ça passerait. Erreur ! Mon envie d’écrire n’est pas passée. Pire, elle s’est amplifiée. Il a bien fallu que je reconnaisse que mon idée folle n’était peut-être pas si folle.

Oui mais …

Comme toujours avec moi, il y a un mais. Il était hors de question que j’écrive, que je passe des heures et des heures seule devant mon clavier, juste pour avoir un fichier dans mon ordi sur lequel est écrit ROMAN. C’était juste inconcevable pour moi.

La question

Est-ce que pour moi l’écriture est une passion ou une carrière ?

La réponse

Alors voilà j’ai sorti la calculette. Imaginons que mon livre est un énorme succès et que j’en vends 10 000. On va dire parce que je suis sympa qu’un auteur touche 2€ par livres. 10 000 x 2 = 20 000 euros. Soit 1 666€ par mois sur un an. C’est pas mal. Oui mais ….

Après il se passe quoi ? Peu d’auteurs ont la capacité de publier un livre tous les ans. Alors un auteur qui fait 10 000 ventes tous les ans, j’en parle même pas.

Alors oui je vivrai de ma passion, mais reste un problème de taille : comment je mange ? Parce que bon, j’aime bien écrire, mais j’aime bien manger aussi. Alors le choix a été simple : écrire ne sera pas mon métier.

La solution

A ce stade de ma réflexion, je n’ai toujours pas écrit un mot. Car il me manque toujours une chose essentielle : des lecteurs. Et de préférences des lecteurs qui n’ont pas le même ADN que moi.

Le non choix

J’ai choisi de ne pas envoyer mon futur livre à des maisons éditions pour deux raisons.

La principale, il n’y a aucune garantie d’être publié. Or sans publication, pas de lecteurs.

La seconde, dans l’éventualité miraculeuse où une maison d’édition accepterait de me publier, les délais sont juste énormes. Rien que pour savoir si le livre est accepté ou pas, il faut 6 mois en moyenne.

L’incertitude plus les délais ont fini de me convaincre, l’édition traditionnelle, très peu pour moi.

Le choix

Par déduction, mon choix s’est porté sur l’auto-édition. C’était la solution qui convenait le mieux à mes besoins. Une fois ce choix fait, j’étais prête à écrire.

L’autre question

Une fois mon roman écrit, il s’est posé une nouvelle question : où le publier ?

Amazon

J’ai choisi l’option amazon et son service KDP. Premièrement parce qu’il propose une version papier et ça c’était un impératif pour moi. Comme je vous le disais au début, je ne voulais pas que mon livre soit juste un fichier dans mon ordi. Le livre papier s’imposait. Deuxièmement, Amazon imprime à la demande. Fini les problèmes de stockages et de budget.

Et enfin, via KDP, Amazon a un service entier dédié à l’auto-édition. Tout est fait pour simplifier la vente du livre. Et dernier bonus, non négligeable, Amazon vend n’importe où, à n’importe qui, n’importe quand. Il ne fait pas partie des géants d’Internet pour rien. Cela signifie surtout des millions de lecteurs potentiels.

L’exclusivité

Au départ, j’avais prévu de publier mon livre sur plusieurs plateformes. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu.

D’abord, il faut savoir que selon les plateformes, la mise en page du livre est différente. Rien que sur Amazon, il y en a deux : le papier et le numérique. Et la mise en page c’est pénible.

Ensuite, il faut savoir que contrairement Amazon, de nombreuses plateformes n’effectuent le versement de vos droits qu’après avoir dépassé un certain montant. Pour d’autres, il faut attendre la fin de l’année. Je trouvais que cela faisait beaucoup de contraintes pour finalement un résultat très limité, les principaux acheteurs passant par Amazon.

L’option kindle illimité

J’ai découvert ça un peu par hasard. En gros, le lecteur paie un abonnement mensuel à Amazon, en échange il a accès à tous les livres proposés cette option. Et l’auteur, lui perçoit un revenu basé sur le nombre de pages lues. Très utile pour les jeunes auteurs qui essaient de se faire connaitre.

Et après ?

Pour moi la publication était la fin de l’aventure. Puis j’ai commencé à recevoir des critiques, de très bonnes critiques. Et je me suis dit : c’est dommage que mon livre si génial ne soit pas lu par plus de monde. Bon d’accord, ça sonne un peu prétentieux dit comme ça. Mais bon si je pensais que mon livre était pourri, je ne l’aurais jamais publié. Je ne dis pas que c’est le meilleur livre de la galaxie, mais quand même, il y a une marge entre les deux. 😉

La question des lecteurs

Comment trouver des lecteurs ? C’est une question qui obsède les écrivains depuis la nuit des temps. Question auquel personne n’a trouvé de réponses.

La dernière option

Il reste une option non négligeable : les maisons d’édition classiques. Je ne parle pas des toutes petites, mais des grosses géantes avec un budget promo équivalent au budget nécessaire à l’achat d’un château.

La grande décision

Ça fait un moment que ça me travaille. J’ai fini par décider de franchir le pas. C’est la seule façon de ne plus y penser. Je vais envoyer mon livre à plusieurs maison d’édition. Voilà c’est dit

Euh ben en fait.

Alors normalement j’étais censé vous expliquer toute ma démarche. En vrai, l’article était déjà écrit. Puis dans la nuit, j’ai eu un moment de crise de questionnement. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Pour avoir la réponse, j’ai ressorti ma calculette. Les grosses maisons d’édition (genre les géantes) commandent dans les 800 livres lors d’un premier tirage. C’est tout.

6 à 10 % c’est le montant que touche un auteur sur les ventes (contre 70% avec Amazon).

A 15 € le livre x 800 ventes x 6% = 720 euros.

Alors oui, je ne le fais pas pour l’argent mais pour avoir des lecteurs. Sauf que pour signer avec une maison d’édition, il faut faire des compromis, de gros compromis parfois. L’un d’eux étant de perdre une partie de ses droits d’auteurs. Le pire étant de devoir modifier son histoire.

Alors voilà, est-ce que j’accepte de faire des compromis ou pas ?

Est-ce que 800 lecteurs pour un livre qui n’est 100 % pas moi, ça vaut la peine ?

La réponse à ces deux questions est NON. Donc finalement, je n’enverrai pas mon livre à une maison d’édition. Mais tout ce cheminement m’aura permis d’en apprendre plus sur ce qui est pour moi être un auteur.

Tiens parmi les choses que j’ai apprise dans mes recherches. Vous saviez qu’en 2017, en France, 68 199 livres ont été publiés. Ça fait une moyenne de 186 par jour. Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que ça fait relativiser les ventes qu’on fait dans l’auto-édition.

Le mot de la fin

Même si la promo c’est galère, vive l’auto-édition !!!

A bientôt sur l’encre, Amy

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